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Printemps Pour Notre Langue
Le printemps, synonyme de renouveau, est de plus en plus utilisé comme élément de relance d'une quelconque pratique tombée en léthargie. Ainsi, depuis 2002 avec le soutien des pouvoirs publics, d'organismes économiques et des médias, la plus belle des saisons sert de tremplin à la promotion de notre langue régionale.
Par la volonté de nombreux Alsaciens persuadés qu'il est utile de transmettre et de pérenniser notre trésor linguistique, de multiples actions (plus de 500) ont vu le jour cette année dans toute l'Alsace. Tout d'abord rendons hommage à ces troupes de théâtre qui rassemblent des milliers de spectateurs chaque année, mais attention ne restons pas simples spectateurs et parlons le dialecte dans notre vie quotidienne. L'alsacien ne doit pas se conjuguer au passé, car c'est une langue vivante et j'espère pleine d'avenir. Partout à travers l'Alsace le théâtre est la meilleure méthode pour nous faire aimer notre langue. Pérenniser notre langue régionale doit aider à défendre notre culture, c'est aussi défendre notre vie, car une société qui ne meurt pas est bien celle qui a su conserver sa langue et ses traditions. Notre dialecte est pourvoyeuse de vie, même s'il mémorise le passé, il est une espèce naturelle qu'il faut protéger puisque encore parlé d'après les statistiques par plus de 500 000 locuteurs alsaciens. |
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Et notre jeunesse dans tout cela, eh bien parlons-en ; de plus en plus on nous reproche d'avoir occulté (volontairement ?) de leur transmettre dans le cadre de leur éducation, cette langue dite " maternelle sinon paternelle " .
Pourquoi ? : par crainte de ne pas pouvoir en faire "quelqu'un de bien "!
Faux : la liste de tous les Alsaciens qui ont réussi (même en parlant alsacien). serait trop longue.
Alors faux débat aussi, l'idée qu'on ne tienne pas un discours solennel en alsacien, que le dialecte est inapte à se hisser à la hauteur d'un événement un peu officiel ?
C'est ainsi, par extrême gentillesse, que nous avons perdu notre âme !


Un mot sur l'enseignement bilingue (français-allemand) dans nos écoles: une loi des années 80 a instauré un réel enseignement bilingue paritaire public,mais les avis restent partagés. Bien évidement ce n'est que bénéfique pour un enfant d'apprendre une langue étrangère (surtout celle du voisin), mais personnellement je suis loin d'être convaincu ( pour ne pas dire pas du tout) que le fait d'apprendre l'allemand puisse relancer la pratique de notre dialecte chez nos jeunes.
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Le seul moyen pour apprendre et aimer l'alsacien à nos jeunes, c'est de le parler dans leur univers familial et les inciter à fréquenter les associations (ou les écoles) où l'apprentissage de l'alsacien est une priorité. Vous ne manquerez pas de dire que je suis un "ancien" (en effet j'ai 60 ans passés) et que je parle pour ma génération, mais justement avons nous vraiment le droit de ne rien faire vis à vis de la future génération pour notre belle langue, originelle et pleine de sonorité ? |
Notre combat ne doit pas être politique mais culturelle, le but n'est pas un repli sur soi mais au contraire l'enrichissement de la culture européenne.
L'être humain a besoin de garder ou de retrouver ses racines .
" L'amour de sa petite patrie n'exclut pas l'amour de la grande."
Also danka drà : Nìt nur ìm Friehjohr, àwer s' gànza Johr mian mìr Elsassisch reeda. *
Lucien BROGLIN
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